Ecommerce Summit
 
  • Publié le 13-02-2009

Celem : Les assembleurs sont-ils éternels ?

Celem : Les assembleurs sont-ils éternels ?Si de nombreuses disparitions nous inciteraient à répondre par la négative, le liégeois Celem est un cas hors du commun. Au programme, un accent permanent sur le hardware, mais de nouveaux services un périmètre géographique qui s??étend? et de nouvelles perspectives grâce à une collaboration avec Sony.



25 ans après sa création, l’entreprise liégeoise est restée dans la ligne tracée par son fondateur Louis Lempereur. Depuis 2004, c’est pourtant une nouvelle direction (Bruno Desdemoustier et Thierry Hervel) qui a repris les rênes d’une entreprise qui se distingue toujours par son désir de tout contrôler, depuis le composant jusqu’au SAV.

Double cible

La public cible de l’assembleur B2B se divise en deux types d’entreprises.
Tout d’abord, celui des PME que Celem n’approche pas en direct, mais via des revendeurs d’applications. Celem s’occupe principalement du hardware et du système, mais peut aller jusqu’à l’installation du réseau si le revendeur le désire. « Lorsque ces revendeurs disposent d’un service technique réduit, nous pouvons aussi intervenir pour leur donner un coup de main passager » commente le directeur commercial et général Bruno Desdemoustier. Cette activité représente de 60 à 70% du chiffre de l’entreprise.
Celem pratique aussi la vente directe : « Mais en respectant une règle simple : le client doit disposer d’un service technique important capable de gérer l’installation. Parmi ces clients figurent Prayon, l’Hôpital de la Citadelle à Liège, le Chirec à Bruxelles ou Multipharma. Il s’agit en règle générale de vente de matériel, avec possibilité de réaliser le mastering sur des dizaines de PC.

Sony pour relancer les ventes de notebooks

Véritable bouleversement chez Celem, depuis quelques semaines, l’assembleur commercialise les Vaio B2B de Sony. La gamme sélectionnée réunit les modèles professionnels  BZ, SR, Z et TT ainsi que deux modèles plus « consumer »  FW (16,4 pouces) et AW (18,4 pouces).
 
Une véritable révolution copernicienne pour cette entreprise qui refusait précisément les notebooks de marque à cause des délais de réparation de plusieurs semaines.
La nouvelle orientation a été rendue nécessaire par la trop faible part que prenaient les portables dans le volume de vente des PC. « Avec 4500 PC vendus en 2008, nous avons de quoi être satisfaits, mais la part des notebooks n’y était que de 800 machines, soit moins de 20 %, ce qui ne correspond pas aux tendances du marché plus proches de 50%.  Depuis trois ans, nous perdons des parts de marché en portables, je risquais donc de ne  plus être en phase avec le marché ».
Par comparaison, Celem vendait près de 3300 PC, dont 500 portables en 2003.
Cette ouverture à un constructeur correspond donc à une nécessité, mais doit aussi permettre de proposer certains accessoires professionnels, tels que des docking stations que les notebooks assemblés ne peuvent offrir.

Le choix de Sony

Encore fallait-il trouver un constructeur à la fois fiable, esthétique, qui n’entre pas en concurrence avec les produits Celem (desktops et serveurs)… et qui accepte de travailler avec un revendeur exigeant d’assurer personnellement la maintenance des produits.
Pour la négociation, c’est l’équipe responsable du SAV de Sony qui s’est déplacée dans la cité des Princes-Evêques. « Elle a été réconfortée par notre manière de travailler, assure Bruno Desdemoustier. Nous testons systématiquement chaque nouveau produit qui entre dans notre catalogue. Ensuite, chaque machine fait l’objet d’un burning test de 48 heures et enfin, nous avons notre propre équipe de réparation qui peut le plus souvent réparer en 24 heures. C’est cela qui fait notre valeur ajoutée, même si nous ne sommes pas toujours les moins chers ».
Après une formation du personnel technique chez Sony Alsace, Celem signait l’accord en octobre et les premières machines commencent à être commercialisées. Ce qui fait de l’entreprise liégeoise le seul service agréé pour la réparation de Sony en Belgique.
Le but -ambitieux-  est de vendre entre 1000 et 1500 VaIo durant l’année.
Celem pourrait également s’occuper à l’avenir des interventions sur site pour Sony Belgique. Une période d’essai de trois mois est en cours.
Se pose encore le problème de la couverture géographique de l’assembleur.
S’il est bien représenté en Wallonie et compte quelques clients à Bruxelles et en Flandre, sa présence dans le nord du pays est assurée par Atil  (Roelers et Braine-le-Château) et le support technique est directement pris en charge par l’équipe liégeoise. Des pourparlers sont actuellement en cours pour recruter une personne à Bruxelles et une véritable implantation nationale devrait être effective dans les deux ans. Pour le patron de Celem, c’est le passage obligé pour assurer la croissance de son entreprise.
Celem poursuit par ailleurs l’assemblage de quelques notebooks, principalement des modèles de 15,4 pouces avec clavier séparé.

Orientation hospitalière

Fort de ses quelques clients hospitaliers, Celem vient aussi de se diversifier dans le matériel IT à usage médical. L’offre se compose d’une gamme de chariots mobiles avec PC intégrés et sécurisés pour le traitement du DMI (dossier médical informatisé) des patients hospitalisés. Le clavier est traité pour résister aux produits antiseptiques et les roues sont antistatiques. Conçus sur mesure, les étranges châssis à roulettes peuvent accueillir une imprimante, une seconde batterie pour un PC portable ou des tiroirs et rangements de tous types. Les ordinateurs sont dépourvus de disque dur et de lecteur pour fonctionner comme de simples terminaux dans un univers Citrix ou de serveurs. Et assurer ainsi la confidentialité des données, même en cas de vol d’un terminal.

Les mini pc de bureaux

Comme c’était déjà le cas il y à près de 20 ans, Celem commercialise toujours ses -très- petits PC de bureau. Des châssis mini-TX avec processeur Atom 1,6 GHz et disque dur de 2,5 pouces. Le tout coûte moins de 250 EUR et peut  fonctionner comme PC bureautique ou comme client léger (thin client). Leur faible encombrement leur permet d’être fixés de manière standardisée VESA à l’arrière d’un écran et de se faire ainsi totalement oublier des regards. Dans le même esprit, Celem commercialise, sous sa propre marque, des PC totalement intégrés dans un écran qui peut être tactile.

L’avenir du futur

L’avenir, Celem assure le voir avec sérénité, même si son image de petit assembleur n’a pas toujours suscité la confiance. « A l’époque des Zenith, Olivetti, AST et autres Tulipe, on nous disait qu’il n’y avait plus de place pour des sociétés comme la nôtre. Tous ces grands noms ont disparu et, en 2007, nous avons été  rentables avec 100.000 euros de marge sur un chiffre d’affaires de 5,8 millions. Et nous avons fait davantage en 2008 ».
Pour 2009,  Celem  mise largement sur la collaboration avec Sony, mais aussi sur les contrats de services. « L’important est de garder la relation privilégiée avec le fournisseur et le client. Nous sommes souples au point de pouvoir intervenir un week-end en cas de nécessité. Et cela, nous ne pouvons le faire que parce que nous sommes une petite structure ».



 

By registering to this newsletter, I am allowing the publishers the right to use my information for networking purposes, to receive further information leading up to events, to receive post events information from the events actors & speakers, for follow-up emails and for my picture to be taken during the events..