• Publié le 02-02-2009

Câ??est officiel: Fujitsu Siemens devientâ?¦ Fujitsu

Câ??est officiel: Fujitsu Siemens devientâ?¦ FujitsuAprès 9 ans de collaboration, Fujitsu et Siemens séparent leurs destins. Plus impliqué dans lâ??IT, le Japonais sâ??engagera particulièrement dans le B2B (storage, serveurs, services), et réorientera son activité retail vers une offre plus haut de gamme. En Belgique, nous assistons à une partie de chaises musicales, avec le retour en première ligne de certaines têtes connues.



Même si tout est désormais en place, c’est au 1er avril que la joint venture FSC deviendra une entreprise 100% Fujitsu par le rachat des parts de Siemens pour 450 millions d’euros. Positionné comme un spécialiste de l’infrastructure IT, Fujitsu veut évoluer vers l’ « Infrastructure as a Service ». Pierfilippo Roggero, senior VP pour l’Europe occidentale et le Sud sera secondé (pour ce qui nous concerne) par Olivier Spreafico, directeur financier. Tout en haut de la pyramide figurent le CEO Kai Flore (46 ans) et le Président Richard Christou, considéré comme l’homme fort de Fujitsu  « en dehors du Japon ». Kai Flore, chargé de la réorganisation de la Fujitsu, articule la nouvelle entreprise sur trois piliers. Le premier réunit les solutions, la technologie et les services ; le second s’occupe des services opérationnels et le troisième est orienté pays.
« Tous les composants du passé demeurent, explique Pierfilippo Roggero, mais nous allons développer nos compétences tant dans les grands comptes que parmi les PME. Les services que l’on peut offrir sont désormais au cœur du débat ». Pour le passé, Fujitsu (encore accolé à Siemens pour quelques jours) reconnaît ne pas avoir toujours été le meilleur en matière d’intégration des services et des applications. C’est cela qui devrait changer.

Portefeuille étendu

Le portefeuille de produits réaligné s’étendra, promet la nouvelle structure qui confirme que Fujitsu conservera un fort ancrage européen, ne serait-ce qu’au niveau de la production des serveurs sur l’ancien continent. A la collaboration instaurée en matière de storage avec Netapp et EMC pourraient s’ajouter d’autres solutions nipponnes.
Le patron italien mise aussi sur le Cloud Computing: « Le client est de plus en plus orienté service, il réfléchit davantage en termes de services que de technologies ».

Chamboulement au pays des PC

« En B2B, le canal est heureux, assure Paul Gysemans, l’homme du canal qui revient en première ligne : « Car ce business permet de gagner de l’argent. Nous faisons des plans courageux pour récupérer des parts de marché  dans les serveurs, de manière à permettre à chacun de gagner de l’argent, et ce sera la même approche dans le retail : on arrête avec les entry levels sous la barre des 500 EUR. En caricaturant, nous proposerons plutôt des machines haut de gamme avec des quadcores plutôt que des Celeron. Plus personne ne fait de marge sur les PC d’entrée de gamme, ni les constructeurs, ni le canal, poursuit l’homme du canal. Nous allons proposer des machines haut de gamme, offrant de la marge aux revendeurs. Nous avons déjà rencontré les distributeurs et resellers et ils  prennent cette information de manière positive ».

Sans licenciement ?

En principe, la réorganisation n’entraînera pas de licenciement en Belgique, mais il y aura sans doute une nouvelle répartition des ressources, reconnaît Pierfilippo Roggero. L’accent sera davantage mis sur les solutions professionnelles que sur les produits consummer : « Nous savons que, dans le retail, nous allons perdre des parts de marché, mais c’est une décision réfléchie que nous assumons. Nous nous y sommes préparés ».

Virtualisation

Fujitsu mise, en revanche, sur la virtualisation. « depuis Vmware, nous avons  développé des compétences dans le monde virtuel, argumente Pierfilippo Roggero. Nous les avons étendues dans l’univers du storage et des serveurs (Bladeframe, Flexframe). Et cette compétence existe également en Belgique renchérit Olivier Delachappelle, Marketing Director Benelux. « La virtualisation est un point central pour accroître nos ventes de serveurs », conclut Pierfilippo Roggero. 

Ce n’est pas pour autant la fin de l’univers BS2000, assure Pierfilippo Roggero en se référant aux données Gartner : « Pour tout ce qui est mission critical, le mainframe demeure un acteur important. Nous entendons bien sûr des clients évoquer Unix, mais on sent qu’ils ne sont pas encore prêts à faire le pas. Ils ont le sentiment de ne pas pouvoir bénéficier de la même stabilité dans des environnements Linux ou Microsoft. C’est une tendance forte ».
 
Contrairement à ce que l’on aurait pu penser, il n’est pas question de fusion entre le nouveau Fujitsu et Fujitsu Services décrits comme des collègues. « Nous n’envisageons pas de fusion comme l’a fait HP et EDS » nous a déclaré Pierfilippo Roggero.

Devenir le n°2

Fujitsu nouvelle mouture place d’ores et déjà la barre assez haut, en se promettant de se hisser rapidement à la deuxième place sur le marché des serveurs en atteignant, au niveau mondial,  les 500.000 unités. Et cela dans un délai de trois ans. Une lourde tâche quand on sait que les parts de marché de Fujitsu dans le monde serveur sont de 19% en Allemagne, mais de 16% au Japon, 9% en Belgique et … moins d’un pour-cent aux USA. De toute évidence, Fujitsu table sur une baisse de régime d’IBM dans ce segment d’activités. Dans ce contexte, la Belgique est décrite comme un pays où le potentiel de croissance de Fujitsu serait le plus élevé.
L’objectif de notre pays est d’ailleurs de figurer parmi les premiers à occuper la deuxième place des serveurs.
Pour atteindre ses ambitions -en serveurs mais aussi dans les autres secteurs- l’équipe belge devra renforcer son canal d’intégrateurs systèmes, ce qui sera la mission de Paul Gysemans.
Mais Pierfilippo Roggero reconnaît qu’il y aura aussi que la vente directe. « Ce n’est pas un problème, à condition d’être très clair avec nos partenaires sur les noms des clients que nous traitons en direct ».
Fujitsu compte-t-il obtenir ce résultat par acquisition : « il existe bien un groupe chargé d’étudier les possibilités, mais aucune décision n’est encore divulguée » répond laconiquement Pierfilippo Roggero.
Pour la Belgique, la situation se présenterait plutôt bien puisqu’elle compte déjà beaucoup de personnel dédié aux services et que, contrairement aux Pays-Bas, notre pays dépend moins du retail pour ses résultats.

Enfin, très concrètement, si le logo Fujitsu (sous titré « Technology Solutions ») sera affiché dès avril, les produits n’arboreront sans doute la nouvelle marque qu’au début de l’été.



 

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