• Publié le 18-06-2017

Fake news: un business très lucratif !

Fake news: un business très lucratif !Trend Micro lève le voile sur le monde des fausses infos en ligne. Il vous en coutera, par exemple, 357.700 euros pour influencer des résultats électoraux pendant un an. Analyse.



Un nouveau rapport réalisé par Trend Micro éclaire l’ampleur et la portée de l’industrie des fausses infos en ligne.

On y apprend par exemple qu’une campagne de 12 mois destinée à influencer les résultats d’élections peut s’acheter pour environ 357.000 euros.

D’autres services, liés au phénomène des fausses infos, sont également proposés à la vente sur Internet. Discréditer un journaliste, par exemple, vous en coûtera 49.175 euros. Il est par même possible d’acheter des sites Internet d’infos complets.

Un service entièrement nouveau de “fausses infos as a service” a vu le jour sur le Dark Web qui permet de faire la promotion « d’informations » par le biais de réseaux sociaux ou d’autres plates-formes en ligne afin d’influencer l’opinion publique.

Les motivations politiques ne sont pas toujours à la base de ce genre de fausses infos. La perspective de profits économiques est également un important mobile pour le déclenchement de ce genre de campagnes.

Le rapport esquisse les mesures qui sont prises pour influencer l’opinion publique - depuis l’identification du groupe cible et la préparation des faux messages d’actualités jusqu’à leur publication et exploitation via les médias sociaux et d’autres canaux. A la fin du cycle, l’attention du public est souvent intelligemment détournée en lançant un nouveau (faux) sujet. Le cycle peut alors reprendre.

L’enquête met en évidence d’innombrables sites clandestins qui proposent, contre paiement, des services dédiés aux fausses informations.

Il est même possible de créer un faux Belge célèbre, doté de 300.000 “followers”, pour la modique somme de 2.325 euros. Ces services, proposés via Internet, incluent notamment la création de faux profils, la récolte de “likes”, la chasse aux “re-tweets” afin de favoriser la diffusion du faux message, et même la création d’un site Internet d’information ressemblant à s’y méprendre à un vrai.

En payant un peu plus, il est également possible d’acheter plusieurs sites d’informations qui pointent et se connectent les uns aux autres, voire même d’acheter de faux publireportages chinois à partir de 100 yuans (soit 12,50 euros).. De quoi renforcer l’authenticité de la campagne.

 



 
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