• Publié le 02-03-2017

L'univers des données au lendemain du Brexit

L'univers des données au lendemain du BrexitUne foule d'inconnues, mais une certitude : il est grand temps d'investir dans une stratégie « Clexit ».



Le Brexit soulève naturellement moult questions quant à l’avenir. Il aura assurément des conséquences dans l’UE, tant pour les citoyens que pour les entreprises, notamment en matière de gestion des données. De nombreuses entreprises se demandent quels seront les principaux effets du Brexit sur les données en Europe et comment faire pour s’adapter au mieux à ce nouvel environnement. Nombre de ces questions n’ont pas encore trouvé de réponse. Mais quoi qu’il en soit, la mise en place d’une stratégie « Clexit » sera vitale.

L’impact du Brexit sur les données

Nul ne sait encore avec précision quand le Brexit aura lieu ni sous quelle forme. Une fois confirmé, il entraînera probablement la sortie du Royaume-Uni de plusieurs réglementations européennes. Le Royaume-Uni semble néanmoins vouloir faire écho au Règlement général sur la protection des données (RGPD) de l’UE, qui entrera en vigueur le 25 mai 2018 et qui sera basé sur le principe de « data privacy by design » (respect de la confidentialité des données dès la conception). Ce règlement régira les entités qui collectent, traitent, consultent, partagent, stockent, hébergent ou transmettent des données européennes à caractère personnel à l’intérieur et en dehors de l’Europe.

Un autre exemple concerne le flux et la sécurité des données. Selon les experts de Bruegel[1], le transfert de données au sein de diverses juridictions permet aux entreprises internationales d’exploiter ces données, mais aussi d’harmoniser leurs activités commerciales à l’échelle mondiale. Cependant, puisque le Royaume-Uni souhaite désormais quitter l’UE, de nouveaux accords en matière de transfert et de protection des données seront nécessaires pour éviter un effet disruptif sur les entreprises du Royaume-Uni et de l’UE. Ce processus pourrait prendre du temps. En attendant, quelles seront les conséquences sur le transfert et la sécurité des données ? D’une manière générale, il reste encore de nombreuses zones d’ombre concernant l’univers des données au lendemain du Brexit. Il se peut qu’il devienne un environnement complexe et négatif pour les investissements et la croissance.

Dans ce climat d’incertitude, il est difficile de se préparer aux conséquences du Brexit. Les entreprises n’entretiennent pas toutes des relations commerciales avec le Royaume-Uni ; les entrepôts de données ne sont pas tous situés là-bas. Néanmoins, du point de vue d’un fournisseur de services de gestion des données, les entreprises ont clairement besoin de réexaminer scrupuleusement les SLA des prestataires de services auxquels elles confient leurs données. Elles doivent demander où les données seront stockées physiquement, où elles pourront être déplacées, qui pourra être amené à les manipuler et – surtout – comment elles pourront être rapatriées en interne ou chez un autre fournisseur de services. Si la réponse à une seule de ces questions est « aucune idée », les entreprises ont tout intérêt à revoir leur politique en matière de données.

Garantir une « stratégie Clexit »

Le monde du cloud sur IP. Le cloud est merveilleux : les offres de différents fournisseurs – analytique intelligente, heuristique de demain et intelligence artificielle – sont à portée de clic, sans souci quant aux coûts de l’infrastructure. Vendre plus fait partie de l’instinct naturel de la plupart des entreprises spécialisées dans les données. Les fournisseurs de cloud public veulent stocker de plus en plus de données d’entreprise. Mais qu’adviendra-t-il lorsqu’un nouveau modèle tarifaire sera lancé et que les clients devront passer à la concurrence ? Quelles options s’offriront à eux quand de nouvelles lois en matière de confidentialité des données les obligeront à changer de fournisseur de données ? Comment l’équipe de stockage pourra-t-elle garantir un développement et des tests agiles ? Bon nombre d’entreprises ne seront pas capables de faire face à ces défis si elles sont enfermées dans un silo de données propriétaire.

La diligence est importante et les clients doivent être capables de réagir aux changements de conditions. Sinon, comment les entreprises bénéficieraient-elles de la flexibilité et de la liberté de choisir parmi les meilleurs fournisseurs de cloud ? Comment pourraient-elles garder le contrôle de leurs données et intégrer des infrastructures sur site et hors site ?

C’est là que le nouveau terme « Cloud Exit » (ou « CLEXIT ») entre en scène. Il s’agit de la possibilité de changer de cloud selon les besoins, de déplacer et d’exploiter des données dans votre cloud privé, dans un cloud mutualisé, dans le cloud d’un fournisseur de services spécialisés, dans le cloud public ou une combinaison, tout en ayant une idée réaliste du coût de ce déplacement, de sa durée et des autres conditions requises.

Sven Schoenaerts, Managing Director de NetApp Benelux : « Personne ne peut prédire ce qui se passera demain. Il est toutefois indispensable de se préparer. Une entreprise ne doit pas faire l’erreur de s’enfermer dans le cloud pour toujours. Le cloud ne doit pas être une prison pour données : tout le monde doit pouvoir être libre de faire ses propres choix quand il s’agit de la gestion et du stockage de ses données. »

Une approche unique

NetApp propose une association unique entre une technologie de gestion des données optimale pour cloud hybride et un engagement total vis-à-vis des clients, dès leur arrivée dans le cloud et jusqu’à leur départ. Martin Warren, Cloud Solutions Marketing Manager NetApp EMEA présente cette approche : « NetApp utilise les technologies disruptives depuis des décennies – services de fichiers, protocoles multiples, cloud, mémoire flash et informatique “hyperscale” –, pour autant que les clients y trouvent de la valeur. Il est donc logique que NetApp cherche aujourd’hui à associer, d’une part, la valeur d’une gestion de données optimale et, d’autre part, les nombreuses ressources du cloud public. Le résultat est un cloud hybride compatible avec Fabric, qui intègre différents médias de stockage et modèles de consommation. Aucune autre entreprise ne permet aux clients qui entreposent des données de déplacer des données issues de différents niveaux de disque et de mémoire flash et d’un module de stockage déployé comme un service cloud, un service “hyperscale”, une ressource définie par logiciel, une baie mutualisée, un répertoire d’objets avec différents modèles d’utilisation as-a-service. »

Une migration de cloud à cloud nécessite un format de données commun. L’épine dorsale de NetApp est un système d’exploitation de stockage optimisé pour les environnements de cloud hybride. Elle offre des fonctionnalités intelligentes de gestion des données en matière d’efficacité, de portabilité et de protection, entre autres. Elle fournit, en outre, la même valeur quand elle est utilisée comme un service d’un fournisseur de services, sous forme de logiciel dans un bureau à distance ou sous une forme mutualisée pour bénéficier de services « hyperscale », le tout étant soutenu par un ensemble commun d’outils de gestion et de fonctionnalités logicielles. Cela forme ce que NetApp appelle le Data Fabric : un tronc commun qui permet aux clients d’utiliser n’importe quel cloud avec une efficacité maximale.

Les données s’apparentent à une police d’assurance : vous les gardez à vie et vous devez les gérer correctement. La règle d’or en matière de gestion des données consiste à garder le contrôle de vos données afin d’avoir le choix et la liberté de changer de cap à mesure que les activités évoluent. Vos données, votre voie : voilà au moins une certitude dans un contexte en proie à l’incertitude.

 

[1] http://bruegel.org/2016/08/brexit-and-its-potential-impact-on-international-data-transfers/



 
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